C’est l’histoire du cul (dans le jeu vidéo)

C’est l’histoire du cul (dans le jeu vidéo)

Attention, ici nous n’allons pas parler de jeux de ‘’romances’’ qui simulent plus ou moins la vraie vie et nous demandent de passer des heures à répondre au téléphone et à sortir dans des endroits « hype » pour avoir en cadeau une paire de seins pixélisés. Ici nous allons parler de cul. Les jeux vidéo et le cul, le cul et les jeux vidéo sont copains depuis bien longtemps. Le jeu vidéo nait dans les années 50 mais se commercialise dans les années 70 avec l’arrivé de Pong, des premières bornes d’arcade et console. Pour le cul il faut attendre 1981 avec Softporn adventures dont voici un screenshot des plus excitants.

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C’était un text game Le jeu décrivait votre environnement et vous deviez écrire vos actions… En gros un livre dont vous le héros ‘’interactif’’, sans image. Youhoo. En 1982 pourtant on a le premier jeu de cul Night Life avec des images ‘’explicites’’. Attention, ça pique.

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Bref les jeux vidéo se sont essayés au cul très tôt et pourtant on n’en a pas beaucoup entendu parler. Il y a eu certes le scandale de Custer’s Revenge qui en 1982 proposait de cuisser de l’indienne séquestrée tout en évitant de se faire flécher le zigouigoui.

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Il y a deux raisons majeures pour lesquelles le cul et les jeux vidéo n’ont pas fonctionné.

1 – Le contrôle des consoles et des éditeurs.
Dès 83 et la sortie de sa NES, Nintendo filtrait les jeux. C’est con à dire maintenant, mais par exemple, la Atari 2600 était ‘’ouverte’’ ce qui signifiait que n’importe qui pouvait développer un jeu et le sortir (ben Custer’s Revenge par exemple) et donc pour limiter cela Nintendo imposa son « Seal of quality » sur les jeux. Ainsi seuls les jeux agréés Nintendo sortaient. Ceci a été repris après sur toutes les consoles suivantes, que cela soit la Super Nes, la Megadrive jusqu’à la PS4.

2 – L’effet Game Boy
Tout est dans le nom de cette petite console, vendue à plus de 100 millions d’exemplaires en 89. Les jeux vidéo sont …pour garçons. Pour enfants. C’est peut-être cliché, bien sûr que des adultes y jouaient et ce depuis le tout début, mais pendant longtemps, les jeux vidéo étaient vus comme des distractions pour enfants. Regardez le E=M6 sur les jeux vidéo de 1993 ! On n’y voit que des enfants jouer. Pas un adulte. Cela a donc amené naturellement beaucoup de censure. Et encore, au Japon, on n’était pas trop mal ouvert sur la question. Mais même des jeux sans cul aucun se faisaient censurer en occident. Regarder la censure sur Street of Rage, un jeu de baston cultissime.

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NAN UN UNDERBOOB JE NE SUPPORTE PAS CETTE MODE MON DIEU ON VOIT SES JAMBES HAAAAAAAA.

Ce n’est même pas la graphique violence du jeu qui est censurée, juste un underboob et des cuisses. Donc vous l’avez compris, les consoles c’est niet pour le cul. Les éditeurs étaient censurés pour un rien et de toute façon il fallait passer l’accord des fabricants de consoles. (Puis imaginez papy perv qui pousse son gamin de l’écran pour jouer à un jeu de cul sur le téléviseur familial)

Donc il ne reste que le PC, et le PC il en a vu passer des jeux de cul. Il y a 3 catégories :

 

1 – Les jeux bites
Vous prenez un jeu vous remplacez le perso principal par une bite et vous avez un jeu bite.
Tous les bestsellers y sont passés, un mariobite, un tetrisbite, un metalsugbite, street fighterbite… Interêt nul

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2 – Les jeux d’aventures avec du sexe
Pareil, on prend un jeu d’aventure de l’époque, point and click (le jeu à la mode dans les années 90s) et on met du cul dedans. Mais au lieu d’aller sauver la princesse, ben fallait la défourailler. Ou alors pour sauver le monde au lieu de détruire la base ennemie, il fallait détruire la base ennemie en combinant le pouvoir des 9 nymphes que vous aurez préalablement sautées pour faire sauter la planète avec un laser bite (la bite revient toujours).
Cela a donné des jeux bien pourris la plupart du temps à l’exception de la série Leisuire Suit Larry.

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Ces jeux combinaient humour, gaudriole et des énigmes sommes toutes bien troussées. Ce sont les seuls à avoir eu un succès critique et « grand » public. La série démarrée en 1987 a continué jusqu’en 2009 !

3 – Les purs jeux de cul
C’est la continuité des « custer’s revenge ». Plus développés, de meilleurs graphismes, le but du jeu est tout simplement de niquer une madame ou un monsieur (pas toujours avec leur accord). Basés la plupart du temps sur des gameplay et game design existants, le but était d’arriver à l’acte et non de « jouer » l’acte.
On arrive fin 90 et « Flash » arrive. Un éditeur simple, permettant de mélanger dessins animés et programmation. Chacun pouvait, avec un peu de connaissances, faire des mini jeux vidéo (on pouvait exporter des .exe). Des jeux magnifiques avec une maitrise hallucinante du gameplay ont été produits en flash…Mais pas que. Des petites histoires avec des madames peu farouches, le but du jeu étant de faire les bons choix de « niquage » pour atteindre l’orgasme. Ce type de jeu est le jeu de cul par excellence, pas de « quêtes » « d’énigmes » il faut réellement défourailler la madame et le faire bien. La notion de bien s’effilochera au fil du temps, devenant au final une notion « d’excitation réelle ». Vous mettez la caméra où vous voulez, la bite dans ce que vous voulez (déviance tout ça…). On est parti de petits dessins animés cochons pour arriver à des simulations de réalisation de film pornos en 3D 4K. Je ne mettrai pas de screenshot (la décence bordel) mais si vous pouvez l’imaginez, vous pouvez le faire dans un de ces types de jeux.

Mais la bonne nouvelle c’est que le sexe virtuel existe enfin… je ne vous parle pas de casque VR ou autre. Mais vous avez désormais du cybersexe. Le minitel rose 2.0. Le principe : vous vous créez un avatar, vous le mettez en ligne vous rencontrez des gens et… vous… faites… crac crac boum boum avec les avatars d’autre gens. ! On vit une époque merveilleuse. Le porno qui se réapproprie Second Life c’est magique.

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Maintenant nous pouvons nous poser la question du grand public. Les jeux de toutes ces catégories sont des jeux de « niches ». Certains sont devenus cultes et « grand public » comme les Leisures Suit Larry mais c’est tout.
Au niveau grand public les jeux vidéo ont suivi l’évolution inverse des blockbusters hollywoodiens. Rappelez-vous les années 80/90. Des films d’actions avec héroïnes à gros nichons qui n’hésitaient pas à dévoiler leurs charmes face à un héros sauveur. Et maintenant plein de héros beaux gosses tout lisses avec une Scarlett Johansson qui ne montre même pas l’étendue de son talent.
Il y a une raison à cela. Les jeux vidéo ne sont plus pour enfants, pour une raison évidente. Les personnes ayant découvert les jeux vidéo dans les années 80 ne sont plus enfants et ont donc des envies autres que Mario ou Zelda. Et les éditeurs leur donnent. Si « sauver la princesse » suffisait comme excuse pour n’importe quel jeu à l’époque, maintenant c’est devenu soit risible soit « retro ». Les jeux sont plus complexes, plus scénarisés et donc… et donc… LE CUL REVIENT.

Bon on n’est pas à avoir un Assassin’s Creed version boules qui doit dégommer de la templière en cachette ou un Metal Gear Solid qui « s’infiltrerait » en douce dans la Motherbase, mais le sexe est désormais entré dans les mœurs du jeu vidéo grand public. Lentement mais sûrement. De Fahrenheit qui permettait de voir une scène de sexe flou sous les draps dans le noir (avec un QTE haut bas haut bas) à la série des Mass Effect qui permettent même du sexe interespèce-alien (toujours sous le format de cutscène) en passant par Witcher 3 qui a demandé plus de 16h de motion capture de scène de sexe. Les jeux AAA parlent de sexe, montrent des nichons, des culs.
Est-ce mal ? Est-ce bien ?

Les jeux vidéo ont perdu leur innocence avec l’âge, comme nous ils ont vieilli et ont désormais besoin de sujets plus travaillés que « sauver la princesse ». Cela amène plein de choses, politiques, violences, drogues, peur, discrimination. Les jeux vidéo ne sont pas juste devenus réalistes graphiquement, ils penchent de plus en plus vers la réalité.

Un petit tour sur le site de PEGI ?

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