Devenir une star auto-produite en six jours ? Le secret qui fait ses preuves !

Devenir une star auto-produite en six jours ? Le secret qui fait ses preuves !

Nombreux sont les musiciens qui essaient de tirer leur épingle du jeu depuis plusieurs années sur la scène internationale. Réussir à se créer un public, se faire remarquer, produire son tout premier disque et essayer de le vendre par son propre site internet : beaucoup d’artistes émergents n’utilisent pas de façon optimale certains outils mis gratuitement à leur disposition, et en grande partie internet, sans se rendre compte qu’ils n’arrivent pas à obtenir une réelle portée médiatique et publique. Vous venez de terminer votre album, vous en avez des cartons chez vous et vous vous demandez « Pourquoi ça ne se vend pas ? » Voici quelques conseils. Au bout de six jours, vous pèserez quelques millions d’albums.

 

Jour 1 – Le danger de la facilité : les réseaux sociaux
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Internet est un outil fabuleux car libre, gratuit et illimité. Cependant, communiquer sur ses propres réseaux sociaux est évidemment une nécessité mais pas une finalité. Votre base de fans, quelle que soit sa taille est, en théorie, acquise à votre cause et vous suivra lors des différentes étapes de votre carrière. Se limiter à une communication aux quelques amis et connaissances qui vous suivent ne vous aidera pas dans votre développement. En effet, il ne faut pas croire en la chance qu’un jour, peut-être, un producteur / un label / un tourneur ou toute autre personne susceptible de vous aider tombera par hasard sur vous. Il faut aller chercher ces personnes, les convaincre que votre projet en vaut la peine.

 

Jour 2 – L’importance du communiqué de presse
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Constituez-vous un petit communiqué de presse (à ne pas confondre avec le dossier de presse, que l’on évoquera dans un prochain article) comprenant un photo, une biographie courte et efficace et la pochette de votre album. Il est inutile de faire une présentation longue et barbante, regroupant tous les concerts que vous avez faits, les coupures de presse vous concernant, en citant l’ensemble des groupes desquels vous avez fait partie mais que personne ne connait… Pour ma part, quels que soient les artistes que je défends, je pars du principe que la présentation d’un artiste doit tenir en une page simple. Si je constate que je n’arrive pas à faire entrer toutes les informations que je souhaite, c’est que j’essaie de trop en mettre.En bref, inutile d’essayer de paraitre plus populaire que vous ne l’êtes réellement. Vos interlocuteurs reçoivent des dizaines, voire des centaines de sollicitations.

 

Jour 3 – La force (et le piège) d’internet
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Beaucoup de médias internet (et papier / radio aussi) soutiennent la scène émergente et sont prêts à écrire un article sur les artistes qu’ils apprécient et qu’ils souhaitent soutenir, ou leur offrir une place en émission. Pour une question de temps (car nous avons tous 24h dans une journée), ne vous limitez pas aux éditions nationales mais ciblez principalement les journalistes à votre portée. Les locaux sont généralement plus accessibles que les éditions nationales, les médias internet répondent plus facilement lorsque votre mail est clair et précis. En clair, visez principalement ceux qui sont à votre échelle, renseignez-vous au préalable sur quel contact sera le plus à même d’écouter et d’apprécier votre disque. Vous souhaitez qu’on s’intéresse à vous ? Alors intéressez-vous à ce que font vos interlocuteurs, c’est la base d’une relation équilibrée et efficace. Ne vous cantonnez pas aux magazines à gros tirage. Chaque petit blog, chaque petit fanzine doit être passé au peigne fin afin de vous apporter un nombre important d’articles et ceci vous permet d’aller chercher vos fans un par un et faire découvrir votre musique à un public riche et varié. Il n’y a pas de petits médias tout comme il n’y a pas de petits artistes.

 

Jour 4 – Le quantitatif et le qualitatif
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Nous avons évoqué plus haut le besoin d’avoir un nombre d’articles conséquent pour vous démarquer à l’échelle locale. En effet, ceci génère une actualité hebdomadaire que vous pouvez communiquer aux gens qui vous suivent, afin qu’ils remarquent que vous suscitez l’intérêt des professionnels. Ils auront du coup plus d’intérêt pour ce que vous faites et seront plus à même de suivre attentivement votre parcours. Cependant, il est également important de démarcher les médias spécialisés dans votre style musical afin de voir si vous réussissez à les convaincre de parler de vous et votre musique. En effet, il est important de procéder par étapes, en allant des médias émergents et confidentiels à ceux à grand rayonnement afin de réussir à obtenir une visibilité importante.

 

Jour 5 – La France n’est pas le pays du Rock n’ Roll
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… mais au final, ce n’est pas très grave. Je connais de nombreux artistes qui ne réussissent pas à obtenir une visibilité importante en France mais qui l’obtiennent plutôt bien à l’étranger. Certains reviennent en « héros » après avoir eu du succès en dehors de nos frontières hexagonales. Par conséquent, ne vous limitez pas aux médias français et ne baissez pas les bras si, à tout hasard, votre musique n’est pas comprise. A l’étranger, vous serez exotiques. Ceci peut paraître idiot, mais c’est en grande partie ce qui fait le succès de certains artistes français qui n’ont jamais percé chez nous (ou dont on entend plus parler) au Japon et plus globalement en Asie. Pour les étrangers, la France se symbolise par la Tour Eiffel, les Champs-Élysées et les vignobles, alors que pour nous la France se résume à Mireille Mathieu, les transports en commun et la hausse des impôts. La vision est tout autre, et vous pouvez aisément jouer là-dessus.

 

Jour 6 – Le disque est devenu une carte de visite (pour les concerts)
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Si j’avais un groupe de musique, je pense que j’essaierais de donner un maximum de disques à des professionnels plutôt que de les laisser dormir dans des cartons. En effet, vendre des albums aujourd’hui est devenu extrêmement difficile. Il y a globalement deux types d’artistes que je défends : Ceux qui font des concerts, vendent des disques et accroissent leur popularité et ceux qui ne font pas de concerts, ne vendent pas de disques et restent au point mort. Cela semble assez basique, mais compte tenu de la hausse du prix de « la vie », les achats culturels, pour beaucoup d’entre nous, ne sont plus une priorité. Il faut d’abord se loger, se nourrir et s’habiller. « S’habiller ? Ça tombe bien ! » Ce qui marche le mieux aujourd’hui, ce n’est plus la vente d’albums, mais les t-shirts et le merchandising de groupes. Le public achète sur un coup de cœur et lorsqu’il assiste à un concert, l’environnement lui donne envie de consommer. Entre le prix de l’entrée et le bar, se situe le stand qui lui permettra de soutenir un artiste (les gens aiment se sentir mécènes, et cela se constate entre autres par le succès des campagnes de financement participatif). A vous de faire vos preuves sur scène, car c’est là que tout se joue !

 

En bref
Pour résumer les quelques astuces délivrées plus haut, faire simple et honnête, tenter d’agrandir son rayonnement médiatique et jouer sur l’exotisme de son pays auprès des pays étrangers peuvent être des premières pistes afin d’accroître votre portée, quels que soient vos objectifs : faire plus de concerts, vendre plus de disques, faire découvrir votre musique à un plus large public. Démarchez les programmateurs, jouez en dehors de votre ville (même si cela vous coûte un peu d’argent, sans que cela ne vous ruine) car les concerts seront la meilleure publicité que vous pourrez avoir.

 

Par Christophe SOUSA

Un commentaire

  1. Très intéressant – et tellement vrai !

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