GUT SCRAPERS est sur la route du succès

GUT SCRAPERS est sur la route du succès

– Salut les Gut Scrapers, alors Scorpions, pas trop la pression ?
Ouvrir pour un groupe aussi légendaire c’est un bonheur. Leur carrière  est impressionnante. Ça met un peu la pression. Tu rajoutes à ça le lieu  – Les Arènes de Nîmes – pour un groupe qui a vu le jour dans cette ville : la pression augmente. Cela va bientôt faire dix ans que nous jouons ensemble dans toutes sorte de conditions, à tel point que nous avons eu pendant un moment la réputation d’un groupe « tout-terrain ». Heureusement pour nous et grâce à notre travail incessant, depuis quelques années nous sommes sollicités pour des scènes ou Festivals où la qualité des équipes techniques est remarquable. On a vraiment envie d’être sur la scène des Arènes cela établit un bon équilibre avec la pression générée. L’opportunité pour notre musique de toucher autant de personnes en un seul et même concert c’est magique !

– Comment on se prépare à jouer dans d’aussi grosses salles ? Je sais que vous avez fait Gotthard, mais il me semble que ça sera votre plus grosse salle jusqu’à présent…
C’est exact! Nous sommes plutôt habitués soit à des salles de jauge moyenne, soit à des Festivals de 500 à 2500 personnes. Ce 17 Juillet promet d’être gigantesque! Tu sais dans le groupe on est du genre à être exigeants, tant sur la qualité du son général que sur les performances individuelles de chacun. Nous faisons tourner le set en répétition, les enchaînements, les « surprises » dans les versions live des morceaux. Nous jouons live aussi comme à l’Antrepote d’Alès où nous ouvrions pour Sidilarsen ou encore au Metal Culture(s) en Mai dernier où nous étions à l’affiche avec 7Weeks et Loudblast. Ce sont de bons laboratoires pour observer la réaction du public sur les morceaux et acquérir les automatismes du nouveau set. Tout ça on peut le préparer. Après il y a des choses qu’on ne peut pas anticiper. Le fait de jouer dans les Arènes pour les Gut’s, c’est un peu comme si un groupe de rock parisien jouait au pied de la tour Eiffel ou de l’Arc de Triomphe. Ça tu ne peux pas le préparer ; tu peux simplement le vivre.

– Est-ce que vous n’avez pas peur que votre sensation de carrière arrivera au summum après cette date et d’avoir l’impression d’arriver à un aboutissement ?

Nous l’envisageons plutôt comme un marche-pied vers l’étage supérieur. L’expérience accumulée mutuellement au sein du groupe nous permet d’aborder les choses avec un certain pragmatisme. On sait qu’il y a des hauts et des bas, mais on voit aussi que chaque fois nous tombons moins bas et rebondissons bien plus haut. Les éléments essentiels dans les Gut’s sont le plaisir et la joie de composer et de jouer ensemble. Avant de monter ce groupe en 2008, nous avons tous joué les uns avec les autres dans diverses formations (j’ai même été roadie pour Will mais aussi pour Flo et Pierre), nous ressemblons plus à une famille. Nous sommes conscients que les opportunités vont se montrer de plus en plus grosses et nous sommes prêts à saisir celles qui nous paraîtront en adéquation avec notre projet artistique.

– Dans la vie d’un musicien, c’est quoi l’objectif après Scorpions ? Le Hellfest ?
C’est vrai que le Hellfest ou Wacken sont des Festivals où nous aimerions jouer. Il en va de même pour le Sweden Rock Festival, Le Rock Fest à Barcelone ou même le Ramblin’ Man Fair. Pourquoi pas une tournée  des Zéniths en ouverture d’un groupe légendaire ? L’objectif principal c’est de continuer la route vers la professionnalisation du groupe. Pour cela nous continuons à travailler sur la promotion de notre album « Getting Through » sorti le 9 Juin dernier (Brennus-music) et nous continuons aussi de jouer pour permettre à notre musique d’être entendue par le plus grand nombre.

– A votre place, je pense que j’arrêterai la musique après ça… C’est quand même le top du top ! Mais vous comptez pas arrêter, hein ?
C’est pas vraiment à l’ordre du jour. On compte plutôt faire un maximum de concerts. C’est avant tout pour ça que nous composons nos albums. De plus de nouvelles idées de morceaux fusent déjà. L’emploi du temps de Gut-Scrapers promet donc d’être comme à son habitude : chargé. En revanche, l’expérience acquise au cours de ce concert « top du top » sera certainement profitable au développement professionnel du groupe et nous permettra d’aborder de nouvelles opportunités avec encore plus de confiance. Tout ça donne l’envie d’aller de l’avant.

– Je parle pas mal de peur dans cette interview, mais franchement, monter devant 17.000 personnes, vous devez vous sentir à poil…
17.000? Je croyais 13.000. Quoiqu’il en soit ça fait du monde. Qui plus est quand c’est ta ville natale. Enfin pour fréquenter le Festival de Nîmes, j’ai pu constater que pour les première parties, la jauge est remplie à 75-80% ça fait déjà 3000 personnes de moins… La circulation d’énergie entre le groupe et le public se charge vite de te faire oublier ta nudité. Au moment où nous entrons tous les cinq sur scène, il se passe quelque chose d’inexplicable. Une sorte d’alchimie, de fusion. Comme cinq doigts de la main qui en se joignant les uns aux autres et forment un poing. Nous ne sommes plus cinq individus mais UN groupe. Sachant qu’on peut compter les uns sur les autres, il ne reste plus qu’à se faire plaisir sur ce magnifique terrain de jeu.

– En parlant de « à poil », comment vous comptez utiliser cette datepour faire exploser votre projet ? Avoir l’occasion de jouer devant tant de monde, ça doit être une sacrée opportunité pour se faire buzzer et pour vendre des palettes de disques non ?
C’est déjà l’occasion que le nom du groupe arrive aux oreilles d’un large public Cela ne veut pas dire que ce public va se ruer sur les disques. Le marché est en berne depuis un moment maintenant. La possibilité d’obtenir de la musique gratuitement joue certainement son rôle dans ce déclin mais ce n’est pas tout. Pour ce qui est de buzzer, cela dépend de beaucoup de critères dont un certain nombre sur lesquels nous n’avons pas de contrôle. L’idée est donc de continuer à travailler et à se faire plaisir en jouant. C’est cette authenticité qui nous a mené ici et qui continue de nous faire avancer.

– En tout cas, je vous le dit, « we are still loving you », Gut Scrapers !
Merci et à très bientôt. Stay Rock!

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