SOME SMOKING GUYS : Première exclusive de leur clip !

SOME SMOKING GUYS : Première exclusive de leur clip !

Some Smoking Guys nous présente son tout premier clip « Lay Down », en exclusivité, et vous propose une petite interview retraçant l’histoire de cette vidéo…

 

Salut SSG. Alors tout d’abord, vous vous appelez Some Smoking Guys. Je comprends que vous êtes juste des mecs lambdas à faire du rock avec ce nom, je me plante ?

Salut July. Non tu ne te plantes pas du tout ; des mecs ordinaires qui font du rock, ça peut nous correspondre. On a tous une vie à côté, un boulot ; on a commencé sans aucun réseau, nos parents respectifs ne travaillent pas dans la musique, on n’a participé à aucun tremplin, un seul d’entre nous vient vraiment de Paris… Mais tout ça n’empêche pas du tout que l’on essaie sans cesse de progresser, tant musicalement qu’au niveau de notre démarche auprès des salles, des techniciens, des autres pros. On répète plusieurs fois par semaine, on fait nous-mêmes notre booking, via notre propre label et agence Beside, on galère avec deux petites voitures (dont une Logan putain !) pour partir en tournée, on produit nos morceaux également nous-mêmes. Des mecs ordinaires avec pas mal de volontés, en somme ! Quand on a trouvé ce nom on était effectivement des mecs normaux. Mais aujourd’hui, à l’approche des 1000 likes sur facebook, on sent que plein de choses évoluent pour nous… ! Peut-être aussi un nouveau nom ? On a voulu opter pour « La femme » mais c’est déjà pris… On cherche donc encore, si vous avez des idées ?

 

Lorsque j’ai reçu la présentation du clip par une agence, j’ai lu que tout était filmé grâce au talent d’Arthur Gouté. D’après-vous, son talent se situe à quel niveau ? Comment vous pourriez le décrire ?

Arthur est tout d’abord un pote du groupe et heureusement pour nous c’est aussi un excellent vidéaste, ses montages sont ultra dynamiques, ce qui n’est pas toujours évident à faire lorsque comme lui on n’a pas de bras. Au delà de ça, il a une grande qualité, dans sa manière de filmer : il sait se faire oublier. La plupart des moments de vie que l’on voit dans le clip ont été captés « à notre insu ». A travers ces images, on sent bien l’ambiance de la vie de tournée, des moments parfois cool, parfois moins ; la fatigue, les clopes, les bières… Pour au bout du compte envoyer de grosses images de live lors du refrain de la chanson, là ou l’énergie explose sur scène.

 

Vous parlez aussi d’autoproduction, est-ce que pour vous c’est une libération ou un poids ?

Une sensation de liberté, plus qu’une libération, peut-être, puisque personne ne nous a jamais donné de direction, personne ne nous impose de choix ou d’idées, ni d’esthétique particulière. Mais on n’a jamais connu autre chose que l’autoproduction. Ce n’est pas vraiment un choix, encore moins une posture ou une revendication ; on essaie de bricoler avec nos moyens, mais toujours avec la démarche la plus professionnelle possible. On a notre propre studio, on monte nos tournées, on gère les budgets ; c’est très formateur, et on fonctionne en totale indépendance… mais on ne serait pas contre une petite aide, un jour ou l’autre !

 

Ce titre, Lay Down, est hyper dépressif, alors qu’on vous entend rire au début de la vidéo. Par contre, vous avez eu affaire à une météo de merde. Du coup, ça sème pas mal le trouble dans mon esprit. Est-ce que vous êtes des mecs heureux qui font une musique dépressive, des mecs tristes qui font une musique dépressive, ou des gars qui ont besoin d’une mauvaise météo pour écrire leurs titres ?

Bon, on vit tous à Paris, donc le temps — de merde — doit petit à petit influer sur nos compos… Après on adore tous la météo, l’étude du climat, les entrées maritimes, Catherine Laborde, les anticyclones sur la façade atlantique. Tout ça fait partie intégrante de notre processus créatif.

Pour revenir à ta question, oui, cette chanson a un côté dépressif. Peut-être parce qu’elle a été écrite après le 13 novembre. On avait commencé à écrire les paroles en amont, paroles qui faisaient étrangement écho à ce qu’il s’est passé ce soir là… On a enregistré Lay Down pendant l’hiver, l’hiver bien pourri de la capitale, après ces évènements pourris. Il y a certainement un peu de tout ça dans ce titre. Un peu de pourri.

Pour répondre à la première partie de ta question, les rires sont sûrement liés à la fatigue de la tournée, au temps de merde sur la route, mais aussi au fait qu’on est des potes et qu’on aime se marrer. On aime la météo et l’humour. C’est un bon moyen de tenir non ?

 

Si on devait comparer votre musique à un plat, ce serait quoi
A la base on te dirait le croc monsieur, mais François nous a tellement fait chier avec son cassoulet pendant la tournée qu’on lui fera se petit plaisir…

 

Tiens, vu que vous amenez le sujet de la gastronomie sur la table, je trouve que votre musique sonne comme un bon vieux comté affiné. Et j’adore le comté. Je me doute que vous vous dites que cette phrase ne veut rien dire, mais avouez que ça peut faire bien dans votre revue de presse, non ?

Ça dépend ce que tu entends par bien affiné ? En tout cas ça nous touche vraiment cette comparaison. C’est vrai qu’on peut être fort en bouche ; et oui, quand tu nous touches, parfois tu pues des doigts.  Ça fait maintenant réellement 2 ans qu’on mûrit le projet, et comme tous les bons produits, ça ne peut que les bonifier !

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