UNION JACK sont définitivement les premiers français à être rois d’Angleterre

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–          Dites-moi les gars, j’ai mis une plombe à trouver votre groupe sur internet. Avec un nom pareil, vous n’avez pas des problèmes de référencement ?

Tom (guitare, chant) : Quand on a trouvé le nom du groupe, il y a 20 ans de ça, on ne se posait pas ce genre de question. À l’époque le 3615 UNION JACK n’avait pas encore été chopé par la famille royale donc on a sauté sur l’occasion. Objectivement et avec du recul, ça risque effectivement d’être compliqué de détrôner un drapeau dans les moteurs de recherches. Mais sincèrement en fait je m’en tape.

Ben (basse, chant) : C’est effectivement pas très grave, et si les gens veulent trouver des infos sur nous ils y parviendront, ça rendra la recherche plus excitante !

Antoine (Batterie) : Google se goinfre déjà de tellement d’infos sur notre dos, on va pas en plus penser à eux quand on choisit un nom de groupe.

 

–          D’ailleurs, question bateau, mais pourquoi ce nom, Union Jack ?

Tom (guitare, chant) : Justement on est bien dans le domaine maritime car c’était à la base un drapeau utilisé comme pavillon sur les bateaux du Royaume-Uni ! Mais c’est surtout un hommage aux groupes qui nous ont donnés le goût de l’anticonformisme, The Clash, The Damned, The Sex Pistols, des groupes dont l’urgence nous a toujours parlés. Et j’ai toujours trouvé que ça sonnait bien. A l’époque on ne considérait pas ce symbole représentant l’ancien colonisateur qu’est l’empire britannique ; c’était pas un choix des plus judicieux sur cet aspect.
–          Vous faites du punk assez violent, avec une voix bien agressive. Si vous deviez convaincre en quelques mots que Union Jack c’est différent des autres, que diriez-vous ?

Tom (guitare, chant) : Ah convaincre ! Comme j’ai autant l’âme commerciale que Ben est un bon acteur, l’exercice n’est pas vraiment dans mes cordes, j’ai choisi comme slogan pour le groupe « Love it or not we don’t give a fuck ! » ça doit résumer un peu ce que j’en pense !
Ben (basse, chant) : Ce qui est certain c’est qu’on fait ce qu’on aime et qui nous plaît, en abordant des thèmes qui nous tiennent à cœur. Nous faisons en sorte de ne pas nous répéter, ça n’a pas d’intérêt de faire des choses qui ont déjà été entendues des milliers de fois ; libre aux gens d’être convaincus par notre musique ou pas !
–          On m’a dit que vous avez une tournée allemande en préparation, est-ce que pour vous le punk en France est mort ?

Tom (guitare, chant) : L’Allemagne a toujours eu des lieux propices pour soutenir la culture, il y a là bas depuis longtemps une volonté politique de soutenir la diversité, ils n’ont pas relégué la culture comme un aspect secondaire de la vie, mais comme quelque chose d’essentiel pour créer la cohésion dans une société. En France c’est un secteur qui est en premier lieu pénalisé à la moindre occasion, « ils » préfèrent sucrer certains budgets culture plutôt que rogner sur certains avantages. Tant qu’il y aura ces systèmes en place le punk sera vivant ; les tendances des courants musicaux sont cycliques, le punk manque de sang neuf actuellement mais ça reviendra forcément

Ben (basse, chant) : Nos précédents tournées en Allemagne se sont toujours bien passées et on a adoré l’accueil là bas, les lieux sont vivants et bien organisé et il y a effectivement un fossé entre eux et nous. Quand tu constates qu’à Paris il n’y aucun vrai lieu alternatif qui a ouvert depuis la fin de la miroiterie en 2014, et qu’il y a relativement peu de nouveaux groupes, ça ne rend pas très optimiste, mais le mouvement finira par reprendre du poil de la bête !

Antoine : j’ai pour principe de ne jamais répondre à une question qui contient « le punk est mort » ou « y a plus de saison ».

 

–          Vis-à-vis de votre clip Summer Waves (qui est composé d’images d’archives), qu’est-ce que vous pouvez nous dire ? D’où viennent ces images, de quoi traite t’il ?

Tom (guitare, chant) : Le texte aborde l’amour comme une saison, plus précisément l’été dont la douceur peut souvent rendre nostalgique. Les 2 ont beaucoup de similitudes avec leur côté cyclique et la tendance qu’on peut avoir à embellir les choses avec le temps. Pas très Punk Rock et revendicatif tout ça !

Antoine : Ouais l’idée que j’aime bien dans le clip c’est le coté intemporel de cette sensation de liberté associé aux vacances, à l’été. On retrouve cet esprit dans les images des premiers congés payés du front populaire, les surfeurs.euses des années 60 et on y a inséré des images de nous à Paris, parce que c’est aussi une question d’état d’esprit.

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